Véhicule électrique et indemnités kilométriques : la majoration de 20 % expliquée
27 juin 2026
Une majoration prévue par le barème officiel
Depuis l'intégration des véhicules électriques dans le barème kilométrique URSSAF, les salariés utilisant un véhicule 100 % électrique pour leurs déplacements professionnels bénéficient d'une majoration de 20 % sur le montant de leurs indemnités kilométriques.
Cette majoration n'est pas une option laissée à l'appréciation de l'employeur — elle fait partie intégrante du barème officiel et doit être appliquée dès lors que le salarié utilise un véhicule électrique.
Pourquoi cette majoration existe-t-elle ?
Le barème kilométrique standard est historiquement calibré pour des véhicules thermiques. Il intègre implicitement un coût de carburant. Or un véhicule électrique ne consomme pas d'essence ou de diesel — ses coûts d'usage sont différents : recharge électrique, usure spécifique de la batterie, amortissement d'un véhicule généralement plus onéreux à l'achat.
La majoration de 20 % vise à rééquilibrer le remboursement pour tenir compte de ces spécificités, sans créer un barème entièrement distinct.
Comment appliquer la majoration en pratique
Le calcul se fait en deux temps :
1. Calculer l'indemnité de base selon le barème standard, en fonction de la puissance fiscale du véhicule et de la tranche kilométrique annuelle applicable.
2. Appliquer la majoration en multipliant le résultat par 1,20.
Exemple concret :
Un salarié parcourt 300 km professionnels en janvier avec son véhicule électrique de 5 CV. Le barème standard donne une indemnité de base de 156,00 €. Avec la majoration électrique : 156,00 € × 1,20 = 187,20 €.
La majoration s'applique sur le montant final calculé, quelle que soit la tranche kilométrique dans laquelle se trouve le salarié.
Quelle puissance fiscale pour un véhicule électrique ?
La puissance fiscale d'un véhicule électrique figure sur la carte grise à la ligne P.6, comme pour un véhicule thermique. Elle est généralement faible — souvent 1 ou 2 CV fiscaux — ce qui place ces véhicules dans la catégorie la plus basse du barème.
La majoration de 20 % compense en partie ce positionnement dans une tranche de taux plus faible.
Les erreurs fréquentes
Oublier la majoration. C'est l'erreur la plus courante — le salarié est remboursé au taux standard sans que la majoration soit appliquée. Il est sous-remboursé et l'entreprise n'est pas conforme.
Appliquer la majoration à un véhicule hybride. La majoration de 20 % concerne uniquement les véhicules 100 % électriques. Les hybrides rechargeables ou les hybrides simples n'y ont pas droit — ils sont traités comme des véhicules thermiques dans le barème.
Ne pas vérifier la carte grise. La puissance fiscale déclarée par le salarié doit être vérifiée sur le document officiel. Une erreur de catégorie peut fausser le calcul de base avant même d'appliquer la majoration.
Anticiper la montée en puissance des flottes électriques
Avec l'essor des véhicules électriques dans les parcs automobiles des salariés, la gestion de cette majoration va devenir un sujet de plus en plus fréquent pour les équipes RH et comptables. Identifier manuellement les véhicules, appliquer le bon coefficient et maintenir la traçabilité devient rapidement complexe lorsque plusieurs salariés sont concernés.
Le type de motorisation est déclaré dans le profil de chaque utilisateur IKPulse, et la majoration s'applique automatiquement lorsqu'il s'agit d'un véhicule électrique. Cela garantit des remboursements conformes pour l'ensemble des collaborateurs.