Indemnités kilométriques : quels frais sont réellement couverts par le barème ?
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Indemnités kilométriques : quels frais sont réellement couverts par le barème ?

01 septembre 2026

Un forfait qui absorbe les principaux frais d'usage du véhicule

Le barème kilométrique n'est pas un simple remboursement de carburant. Il s'agit d'une évaluation forfaitaire censée couvrir l'ensemble des coûts liés à l'utilisation d'un véhicule personnel dans un cadre professionnel. Concrètement, le montant calculé intègre :

  • le carburant consommé sur le trajet professionnel,

  • l'usure du véhicule liée au kilométrage parcouru,

  • l'assurance automobile,

  • l'entretien courant (révisions, pneumatiques, réparations mécaniques),

  • l'amortissement du véhicule, c'est-à-dire la dépréciation de sa valeur liée à son utilisation.

Ces éléments sont réputés couverts par le coefficient appliqué au nombre de kilomètres parcourus, lui-même déterminé par la puissance fiscale du véhicule. Le salarié ou le dirigeant qui perçoit une indemnité calculée sur cette base n'a donc pas à produire de justificatif détaillé pour chacun de ces postes : le forfait en tient lieu.

Péage et stationnement : deux frais exclus du barème

Le barème kilométrique ne couvre en revanche pas tous les frais liés à un déplacement professionnel. Deux catégories de dépenses restent en dehors du forfait :

  • les frais de péage,

  • les frais de stationnement.

Ces frais correspondent à des dépenses ponctuelles, directement liées à un trajet précis, et non à l'usure ou au fonctionnement général du véhicule. Ils peuvent donc être remboursés en complément de l'indemnité kilométrique, mais uniquement sur présentation de justificatifs (tickets de péage, factures de parking). Contrairement au forfait kilométrique, ce remboursement s'effectue au réel : le montant remboursé correspond exactement à la dépense engagée, sans application d'un coefficient.

Pourquoi cette distinction compte

Cette séparation entre frais forfaitaires et frais remboursés au réel a une incidence directe sur la gestion des notes de frais. Un péage ou un frais de stationnement ne peut pas être ajouté artificiellement au calcul kilométrique : il doit faire l'objet d'une ligne de remboursement distincte, appuyée par un justificatif. À l'inverse, intégrer ces frais dans le calcul du barème kilométrique reviendrait à comptabiliser une dépense en double, ce qui peut être identifié comme une anomalie en cas de contrôle.

Pour l'employeur, cette distinction implique donc de maintenir deux logiques de remboursement en parallèle : l'application du barème pour les frais d'usage du véhicule, et le remboursement au réel pour les frais annexes justifiés.